La boustifaille de Yéyé

La cuisine en copyleft d’un modeste chercheur en parfums, épices, arômates et textures, en fonction de l'inspiration, des saisons et des envies.

08 mai 2007

Pizza printanière (courgettes, chèvre, menthe)

Je profite d'une journée de répit pour vous causer d'une jolie pizza qui régale régulièrement nos boudines de meuniers, par exemple hier.

Légère et riche en parfums, c'est une vraie lady qui charme tous ceux qui la goûtent.

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Mâdâme la pizza, une gente dame...

Pour que ça ressemble à ça, vous allez vous baser sur la recette de pâte présentée dans la page suivante:

http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/15/index.html

La pâte a été richement dotée en herbes: ne mégottez pas !

Ensuite, on procède très classiquement avec un bête coulis de tomates tel que je vous propose de le faire dans la même recette, mais là encore, faut pas y aller de main morte sur le basilic, on compte sur sa présence pour enrichir le débat.

Après avoir abaissé vos pâtes, et étalé le coulis, déposez de fines rondelles de courgette et de tomate fraiche que vous salerez juste ce qui faut avant de les arroser d'un petit filet d'huile d'olive et d'y parsemer généreusement de la menthe ciselée finement.

Emiettez ensuite des fromages de chèvre frais, moi j'utilise les petits frometons collants en forme de rondelles vendus dans des barquettes; puis ajoutez la mozzarella avant d'enfourner à 300° ou plus si vous pouvez.

La texture douce de la courgette appelle à mon goût un ptit pinard tranquille, bien rond, genre Lubéron ou Ventoux, mais vous pouvez expérimenter ce que vous voulez: je vous répète que c'est une lady qui sait se tenir.

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07 mai 2007

Délice du mois de mai: L'ail d'ours

Salut les aminches,

Ca faisait une paye que j'avais pas eu le temps de m'occuper de vos papilles, à mon grand dam le temps me manque pour publier la ribambelle de recettes que j'ai accumoncelées ces dernières semaines.

Je commence par la plus urgente, celle qui n'attend vraiment pas puisqu'elle est faite à partir d'une délicieuse plante appelée "Ail des ours" qui pousse dans les sous bois.

Pour la trouver faites comme moi, fiez vous à votre groin: si y'a de l'ail dans l'air, dirigez vous vers les fleurs blanches les plus proches !

Contrairement à moult plantes sauvages qui n'ont d'intérêt que leur sauvageté, l'ail d'ours présente un attrait culinaire unique puisqu'il mêle un goût aillé mais pas envahissant comme les gousses à texture très fondante.

En cette époque électorale morose où la démocratie moribonde semble avoir mis le premier pied dans la tombe, je vais tâcher de vous réconforter avec un potage à l'ail d'ours tout en tendresse printanière et qui, comble de la radinerie gourmette, ne coûte quasiment pas un rouble !

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Les ours ont bon goût...

Pour deux personnes, on fait chauffer un quart de litre de vin blanc avec un demi litre d'eau et un cube de volaille jusqu'à ce que l'alcool soit évaporé et le cube bien fondu.
Prenons ensuite un quart de baguette de pain rassis, on l'envoie patauger au bouillon et quand il est bien ramolli on le mixe impitoyablement au pied à soupe.

A ce stade, on a théoriquement une bouillie pour bébé épaisse qu'on dilue avec un quart de litre de lait et releve avec une cuillère de moutarde à l'ancienne et un peu de poivre pour en faire une boisson d'homme.

Après quelques minutes, le potage est lié et on peut couper le feu, il suffit alors d'y jeter les feuilles d'ail préalablement lavées et ciselées finement, et d'y râper un peu d'Appenzell ou de Gruyère.

Les fleurs peuvent servir à décorer pourvu qu'elles aient été correctement lavées.

Bien qu'il s'agisse d'une soupe, c'est un plat printanier de par sa composition mais aussi de par sa saveur, alors n'attendez pas l'hiver: y'en aura pu !  (j'aurai tout mangé)

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27 mars 2007

Pizzanisée aux rougets: déjà l'été !

Le printemps déboule, les petites fleurs commencent à s’épanouir, les piafs gazouillent : tout ça a un goût de belle saison et donne envie de se goinfrer de soleil !

Alors que je faisais les courses hier avec cette envie informe mais puissante, l’inspiration a fait son boulot et me permet aujourd’hui de semer cette recette dans vos méninges après nous en être repu avec délectation.

C’est donc avec un enthousiasme que j’espère communicatif que je vous présente la reine de la soirée, une vraie Manon des sources aux parfums puissants de Provence et à la chair tendre et ensoleillée (que les libidineux rebroussent chemin, il n’est ici question que de cuisine), mais de ma plus réussie jusqu’ à présent :

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Une reine :  Neumebeurre ouane au top-pizza des meuniers !

La pâte utilisée a été décrite en détails dans un autre article que vous pouvez trouver ici :

http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/15/index.html

Le coulis est riche en ail et en basilic et j’ai stimulé davantage ses gènes provençaux avec des grains d’anis vert, du fenouil haché, et un trait d’anisette.

Quelques petits dés de poivron jaune et des olives vertes sont parsemées sur ce coulis avant d’y déposer du fromage de chèvre frais émietté et de la mozzarella.

Pendant que ça cuisait, j’ai coupé des filets de rougets en deux et les ai laissés mariner quelques minutes dans un mélange d’anisette, de jus de citron, de sel et de thym dans lequel ils ont précuit.

Comme ils prennent facilement des coups de soleil, il faut en effet éviter de les déposer sur la pizza dès le début de cuisson, disons que 4-5 minutes avant la fin suffisent amplement.

Vous vous doutez qu’il faut manger ça avé l’aççeng du sud, et qu’un rosé est fort à propos pour achever de régaler les babines des convives, je conseille un rosé de qualité de préférence sans cabernet mais pas trop sec quand même : un bon vieux Lubéron nous a rincé la cloison avec un savoir-faire que je vous recommande chaudement.

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22 mars 2007

P'tite Cassolette de poisson

Ma boule de cristal me dit que vous vous êtes déjà souventes fois demandé comment accommoder le poisson autrement qu’avec son sempiternel beurre blanc et ses sempiternelles calories, ou la fondue de poireau qu’on adore mais dont on aimerait éviter de se dégoûter à force de la voir et de la revoir.

Je vous sens dores et déjà frétiller à l’idée de frimer avec une recette de derrière les fagots, alors rassérénez vous et essuyez votre petit filet de bave, je vous offre une petite recette personnelle susceptible de régaler vos babines et celles de vos aminches si vous êtes coutumiers d’en recevoir.

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Qu'a Solette ?  Pas Pillotte du tout...

Comment dorloter son poisson ?

Prenez autant de petites cassolettes comme celles dont on fait les pâtés que vous avez de convives, déposez-y un plumard de poireau émincé, de lanières de carottes, de fines rondelles d’oignon et d’échalote et couchez tendrement vos petits filets de colin légèrement farinés.

Bordez les ensuite avec le reste de ces légumes et parsemez le de quelques herbes et algues qui vous paraissent fort à propos, je suggère le spaghetti de mer, l’origan et l’aneth.

Mouillez tout ça avec un cocktail de vin blanc, de crème liquide, de bourre-couillon émietté, de sel et de citron et envoyez quelques jolies crevettes se faire dorer la pilule avec le poisson au four à 120-150° pendant une vingtaine de minutes après avoir fermé la cassolette.

Pendant ce temps, on peut faire du riz façon Yéyé en le cuisant avec quelques copeaux de spaghettis de mer afin qu’il se pomponne d’un splendide parfum iodé.

Histoire de pas faire une assiette trop triste, vous pouvez jeter quelques molécules de salade, ou comme dans le cas présent quelques lanières de carottes qui restaient et que j’ai fait dorer avec de fines rondelles de navet, un peu de miel, du vinaigre de cidre et de la coriandre.

Le plat étant assez iodé , je conseille de chiner du coté des vins minéraux, tout en veillant à éviter de s’envoyer un cubi de vin blanc à détartrer les dents.

J’aurais tendance à dire qu’un Muscadet de qualité bien frais peut amplement suffire.

Accessoirement, il n'aura pas échappé à votre esprit pratique que ces cassolettes sont bien plus pratiques et plus ventrues que les papillotes en aluminium, outre qu'elles sont bien plus saines à votre santé...

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18 mars 2007

Ca fond le poisson ?

Bon, j'espère que je vous ai manqué, moi je me suis manqué en tous cas...vous savez ce que c'est: le boulot et toutes ces choses secondaires qui font qu'on n'a jamais le temps de faire tout ce qu'on voudrait faire...

J'ai donc une vingtaine de recettes en retard à publier, plus celles qui s'accumoncellent quasi quotidiennement sur mon disque dur !

Aujourd'hui je vous déballe une belle recette, classique certes, mais que beaucoup de gens découvrent pourtant sur le tard puisque les questions sont fréquentes au sujet de la fondue de poisson sur les différents forums de tambouille qu'on peut fréquenter.

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Vue aérienne sur fondudepoissonland

Les profanes perspicaces auront déjà compris que la fondue de poisson tient plus de sa frangine bourguignonne que de sa cousine savoyarde !

L'idée de base est donc de présenter une viande crue en petits morceaux que chaque convive cuit luiself dans un liquide chaud et de préférence aromatisé juste avant de l'agrémenter d'un peu de sauce, vous aurez compris que c'est pas de la grande cuisine, mais que c'est convivial et qu'on peut faire durer un repas sans pour autant que le cuistot soit mobilisé aux fourneaux.

Ici, j'ai donc préparé un bouillon à base de vin blanc, carottes, oignons, bourre-couillon, poireau, citron, et quelques lamelles de nori (algue verte grillée pour les sushis).
Ce bouillon a été préalablement chauffé pendant une bonne vingtaine de minutes pour le laisser respirer car le but n'est pas de coller une cuite aux invités (disons, pas avec le bouillon) mais de les régaler.

Un beau filet de saumon a ensuite été débité avant d'aller retrouver ses potes divers et variés sur un plateau de présentation, où les crevettes attendaient déjà en baillant. Je ne précise pas les races utilisées puisque c'est vraiment selon l'opportunité du moment chez votre poissonnier: l'occasion fait le larron !

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Du beau monde, hein ?

La fondue de poisson, c'est souvent casse-pieds du point de vue de l'accompagnement puisque les sempiternelles pommes-dauphines qu'on sert avec la bourguignonne feraient un peu à coté de la plaque.
Ici vous aurez remarqué sur la première photo un petit pâté blanc avec son nez rouge et un petit tas étrange qui se regardent comme deux ronds de flanc dans les assiettes: ne cherchez pas plus longtemps, c'est tout simplement une petite timbale de riz blanc et de la choucroute !

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Oui oui, c'est bien de la nourriture terrestre...

La petite timbale est préparée avec du riz rond cuit avec des petits morceaux de spaghetti de mer avant d'être assaisonnée de vinaigre de riz, un peu de sucre, un peu de sel et décorées d'un petit tas d'oeufs de lump du plus bel effet.

La choucroute quant à elle est achetée déjà cuite, je me suis contenté de la réchauffer avec un peu de vin blanc et quelques copeaux d'algues.

Coté sauces, j'ai fait en fonction des poissons présents: une petite mayonnaise légère au safran pour les crevettes, une sauce au fromage blanc, citron et fines herbes pour le saumon, et une sauce à l'échalote pour les poissons blanc.

Pour cette dernière, la méthode est assez simple et on peut la décliner à l'infini: ça part comme une béchamel, avec un peu de beurre fondu et de farine qu'on délaye avec un poil de lait; mais ça devient vite autre chose que de la béchamel quand on allonge avec du vin blanc et qu'on ajoute moult échalotes émincées.
On laisse ça cuire tranquillement pour épaissir, adoucir le vin et ramollir les échalotes, avant de saler avec du bourre-couillon en poudre et d'ajouter un petit peu de moutarde douce.
Hors du feu, j'ajoute un jaune d'oeuf pour la texture et la "nappance" (ça se dit ?) et on mollit pas pour que tout ça arrive à peu près chaud sur la table.

S'agissant d'un plat de poissons avec de la choucroute, j'ai cherché un blanc parfumé mais tout de même un peu minéral, ça peut aller du Sancerre au Sylvaner, voire quelques bourgognes blancs bien sentis.

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24 février 2007

Du japonais bien d'cheunous: les Souchis !

J'ai pas forcément le temps de m'apesantir ce soir, donc ça sera bref, mais court.
Voici de quoi frimer un peu à l'apéro sans avaler le verre d'huile que représentent les pleines poignées d'infâmes biscuits qu'on trouve au rayon dédié: du japonais revisité, j'ai donc baptisé ça les Souchis, pour pas qu'on croit que c'est authentique de chez là-bas très loin...

On commence par les petits maquis (maki-zushi) préparés avec un riz à sushis classique, mais enroulés d'une lanière de spaghetti de mer, et agrémentés d'une petite crotte d'oeufs de lump: frime-express !

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ça jette plus qu'un paquet de Tucs, hein ?

Histoire de pas gaver mes invités de riz avant de passer aux choses sérieuses, j'ai donné dans l'aérien pour le reste de l'apéroritif, sous forme de rouleaux de riz farcis et de petites galettes de riz (vous savez, les rondelles de polystyrène qu'on trouve au rayon diététique) garnies comme y faut:

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Chouettes couleurs, pas vrai ?

Pour les rouleaux, j'ai procédé de la même manière que pour les rouleaux de printemps, c'est à dire que j'ai humecté des feuilles de riz avant d'y déposer un peu de chou chinois, du saumon frais, quelques gouttes de citron, des graines de sésame...), puis je les ai roulées tant bien que mal (c'est pas facile pour un franchouillard).
Ces rouleau coupés en tronçons ont pu aller se rincer les fesses dans une petite sauce sucrée-salée à base de vinaigre de riz, sauce soja, huile de sésame, noix de cajou avant de finir dans la bouche du goinfre le plus proche...inutile de s'apesantir sur la mort atroce de ce pauvre amuse-gueule...

Pour les rondelles de polystyrène (nan, eh , déconnez pas, c'est pas du polystyrène en vrai: pas de bêtise, hein !), le plus difficile est de les couper sans les abîmer: un couteau fin mais aiguisé est requis.
J'ai tartiné d'avocat Haas bien mûr, d'un morceau de saumon, quelques gouttes de citron et une crotte d'oeufs de lump.

Tout ça a été prévu pour être consommé avec du champagne, et ça a plutôt cartonné, pourtant y'a rien de compliqué, non ?

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23 février 2007

Je suis pas rital mais je le reste...

Salut tout le monde !

Pour continuer dans le registre "dégraissons les mammouths", je vous propose aujourd'hui une jolie tablée bien italienne, toute en légereté mais puissamment goûtue, qui devrait avoir à peu près cette tronche:

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Une soupe, une crêpe et une salade.... "y fatigue le Yéyé" que vous vous dites ?!
Que nenni, car tout ça est drôlement parfumé et je me risquerais même à dire "dépaysant".

Nous voilà donc face à un potage de passatis, une pizza bianca, et une salade de roquette à la Coppa dont je vous déculotte ici les recettes:

Passatis au bouillon

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Ce sont des petites nouilles maison qui sont assez atypiques puisque réalisées à partir de citron et de parmesan.
Pour les confectionner, on mélange un oeuf avec du parmesan préalablement râpé (ben oui, sinon c'est pas facile), du zest de citron, de la farine et de la coriandre moulue.
Ensuite, on se débrouille comme on peut avec ce qu'on a sous la main pour détailler cette pâte en une ribambelle de petites chenilles.
Je n'ai pas de technique magique pour ça, vous pouvez tester la poche à douille ou faire avec les doigts, le tout est de travailler avec pas mal de farine pour éviter que ça colle.
Une petite astuce perso consiste à déposer les chenilles dans une passoire qui contient pas mal de farine et de remuer de temps en temps; quand tous les passatis sont formés, il suffit de trembler la passoire pour évacuer le trop-plein de farine.

Normalement, on cuit tout ce petit monde dans un bouillon de viande citronné, mais je préfère personnellement une soupe de tomates non moins citronnée, et parsemée des herbes que vous aimez, même si je conseille vivement l'origan frais !

Les passatis cuisent très vite et se servent dans leur bouillon.

Pizza bianca

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Pour ceux qui ont déjà testé ma recette illustrée de pâte à pizza (http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/15/3434492.html), celle-ci ne devrait pas vous poser de problème particulier.

C'est une simple pizza dont la pâte est riche en herbes, qu'on cuit sans coulis, avec juste des herbes, de l'huile d'olive et un peu de mozzarella en option.
Ca cuit beaucoup plus vite qu'une pizza normale, donc soyez vigilants.
Cette pizza se déguste avec la salade, un peu comme du pain amélioré, ce n'est pas un plat à part entière mais un accompagnement.

La salade de roquette à la Coppa:

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Rien de bien compliqué, juste quelques feuilles de roquette mêlées à un mesclun classique sur lesquel je dépose un petit filet d'huile d'olive, quelques gouttes de bouillon maggi et un petit trait de vinaigre balsamique à coté.
Je parsème quelques copeaux de parmesan, des petits timbres-poste de Coppa, un ou deux rouleaux de jambon de parme (du vrai, mégottez pas sur la qualité), quelques olives et des antipasti que j'aime bien, comme le coeur d'artichaut à l'huile et les tomates séchées.

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19 février 2007

Du nippon (ou presque) vite fait, bien fait

Après cette période chargée en activités diverses, notamment gastronomiques, le foie de tous ces petits occidentaux ventripotents que nous sommes a besoin de repos.

Ne faites pas les innocents: Noël, Nouvélan, Epiphanie, Chandeleur et autres baffreries ont eu raison de tous les efforts consentis par les belles qui se sont lancé le défi classique consistant à rentrer au 31 décembre dans la robe de soirée pas portée depuis quelques années.

Les yeux avertis auront donc certainement relevé que mes recettes s'allègent encore plus que d'habitude, mais rassurez vous, elle n'en seront pas inconsistantes pour autant, les aventuriers qui auront daigné expérimenter mes lasagnes florentines me le concéderont sincèrement je l'espère.

Pour rester dans cet esprit, je vous invite à vous mettre à la cuisine japonaise (ou presque) rapide, pas celle qui prend deux heures de préparation, mais plutôt celle qui consiste à valoriser les fonds de tiroir et à préparer un festin en trois coups de baguettes en bambou...

Voici donc un petit plateau télé (même si on n'a pas de télé chez les meuniers) aux yeux bridés qui vous délectera les papilles autrement qu'un sempiternel plat de coquillettes au beurre, vous remplira la boudine sans s'y stocker définitivement.

P'tit plateau Bento:

Le bento est la boite à pique-nique typique des japonais, c'est une petite boite en bois qui contient un assortiment d'aliments qu'on picore avec les baguettes. Comme je ne suis pas un spécialiste de la question, je vous invite à fouiller chez Cléa (voir liens) pour en savoir plus sur cette habitude.

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Ca frime pour pas cher, hein ?

Comme je ne suis pas très équipé et que vous ne l'êtes sans doute pas plus (le prix du matériel culinaire japonais expliquant largement cet état de fait), notre boite à bento consistera en un plateau pour biscuits apéro.

L'idée est de préparer quelques petits plats froids diversifiés qui complèteront la soupe agréablement, mes plats à moi ne sont pas forcément d'authentiques recettes nipponnes, mais sont largement inspirés par un vent lointain, voici les quelques suggestions du moment:

- Avocat et tofu au curry (visible sur la photo): ces deux là s'entendent bien, surtout si on les assaisonne avec un peu d'huile de sésame, de curry, de sauce soja et de graines de sésame

- Chou chinois aigre-doux aux cacahuètes (visible sur la photo): coupé en lanières, je le mélange avec quelques cacahuètes concassées et j'arrose de Mirin (saké japonais que vous pouvez substituer par du vinaigre de cidre sucré), et d'huile de sésame.

- Sashimi de radis blanc (Daïkon) au vinaigre de riz: euh, rien de plus à dire sinon que je mets un léger trait de mirin pour que ça soit un peu sucré.

- Riz aux algues et au oeufs de lump (prochainement en photo): Je prépare un riz à sushis (riz rond rincé 3-4 fois à l'eau froide et cuit avec juste assez d'eau pour ne pas avoir à en remettre ni à égoutter, puis mélangé avec un peu de mélange de vinaigre de riz, sel et sucre) cuit avec des spaghettis de mer coupés en tout petits morceaux. Ce riz est disposé dans des petits ramequin et j'y dépose une petite cuillère d'oeufs de lump rouge qui sont du meilleur effet.

- Salade de concombre, algues wakamé, sésame et gingembre (prochainement en photo): le concombre est coupé en hélice avec l'épluche-légumes de manière à former des lanières, j'y ajoute des algues wakamé, du gingembre en saumure,  un peu de sésame, un peu de vinaigre de riz, un peu de sauce soja; le résultat est épatant.

N'oubliez pas d'accompagner avec un petit ramequin ou coquetier contenant de la sauce soja mélangée à une crotte de wasabi, ces produits sont désormais présents dans la plupart des hypermarchés, mais soyez vigilants sur la sauce soja, seule la kikkoman convient pour les japonaiseries.

Soupe miso au chou chinois et Shiitake:

C'est un simple bouillon de miso (bouillon de soja typique qu'on trouve sous forme de pâte ou de cubes au rayon diététique ou exotique) dans lequel je laisse gonfler des champignons shiitake (lentins de chêne japonais) coupés en morceaux.
Quand ils ont repris leur volume, je remets à chauffer sans ébullition, et j'ajoute hors du feu un peu de chou chinois, du radis blanc et du navet coupés en fines lamelles, un trait de mirin pour adoucir, et un peu de vinaigre de riz.

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Au Japon, parait qu'une demoiselle qui sait préparer le miso peut se marier

On peut décliner à l'infini cette façon de voir la soupe, je publierai régulièrement des recettes dans le futur, mais vous pouvez déjà les trouver sur le forum de Marmiton où elles sont déjà présentes en nombre.

Il est tout à fait possible d'ajouter à cette soupe des nouilles chinoises ou mieux, des Udon râmen (si vous en trouvez) pour faire "schluuuuurp".

Sashimi de thon rouge:

Tout simplement un morceau de thon rouge coupé en fines lamelles, sur lequel je verse un tout petit trait de mirin.
En l'occurence, j'ai décoré l'assiette de quetsches cuites dans un peu de mirin salé-sucré, et de bâtonnets de vert de poireau, mais ça n'a rien de contractuel, vous pouvez faire ce que vous voulez, ce qui compte : flatter l'oeil !

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Ché cha du chachimi ?

Le thon cru est un véritable délice, et est excellent à la santé à plein d'aspects, comme beaucoup d'autres poissons gras crus, mais il faut cependant veiller ce qu'il aie été congelé 24h avant de le consommer pour le débarrasser d'un improbable parasite.

Cette action est renforcée par le wasabi qui est un antiseptique naturel.

J'invite ceux que le steak frites rassure plus que le poisson cru à se renseigner sur le sujet: il est infiniment plus probable d'avoir la santé en vrac avec du Mac Do qu'avec des aliments crus de qualité !

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15 février 2007

Les nouilles (lasagnes) à la florentine enfin comestibles !

Après une longue et inexcusable absence (merci patron, quel plaisir de travailler pour vous, on est heureux, comme des fous ! Quand on arrive à l'usine, la gaîeté nous illumine, l'idée de faire nos huit heures nous emplit tous de bonheur...ah ah, ah oui...), je reviens avec pour me faire pardonner, une splendide recette.

Comment ça ?   Ce mot "splendide" est immodeste, voire prétentieux ?

Pourtant, cette recette dont je ne m'octroie que 20% de paternité, les 80 autres étant à porter au crédit de la région de Florence (non, Florence c'est pas ma copine, c'est une région d'Italie) dont c'est une des spécialités, risque fort d'être le sujet central des prochaines élections présidentielles, puisqu'elle est une des rares candidates à être capable de faire avaler des épinards à n'importe qui !

Il s'agit donc ici de la fameuse garniture Florentine dans sa forme authentique mais améliorée et adaptée aux lasagnes, vous verrez de vous-même que c'est plus réjouissant que la bouse d'épinards flocquée sur un plat de nouilles qu'on a malheureusement coutume de servir dans les restaurants.

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Ben oui, on peut faire quelque chose de bon avec les épinards

On m'a réclamé des recettes plus structurées, donc je vais tâcher de récapituler tout ça de façon concise:

Les ingrédients (pour un plat à gratin familial):

- 15 feuilles de lasagnes vertes
- 800 g d'épinards en branches, surgelés ou non
- Un gros oignon
- Environ 300 g de champignons de paris
- De l'origan, du basilic, de la coriandre, de la muscade, du poivre
- Deux oeufs
- Un demi-litre de lait
- 25 g de beurre
- 3 cuillères à soupe de farine
- Une boule de Mozzarella
- Du parmesan
- De la faisselle (fromage blanc non brassé)
- Un tout petit peu de crème (facultatif)
- De l'huile d'olive
- Du bouillon maggi

Le matériel:

- Un plat à gratin familial
- Un Wok ou une sauteuse
- Un four et une cuisinière
- Une cuillère en bois
- Un couteau
- Un tablier
- De l'électricité d'origine nucléaire, ou à défaut un groupe électrogène, du gaz
- Un cuisinier
- Des invités (ben oui, c'est pas pour décorer le salon)
- Des danseuses nues

La recette:

Avant toute chose, mettez les oeufs à cuire dur (environ 10 minutes à partir de l'ébullition).

Pendant qu'ils sont au jacuzzi, occupez vous des épinards en les faisant revenir à l'huile d'olive dans le wok avec l'oignon pelé et émincé en fines lamelles.
En fin de cuisson, quand ça a un peu réduit, vous salerez avec du bouillon maggi, et ajouterez un quantité raisonnable de basilic ciselé, d'origan et d'un peu de poivre du moulin.

Normalement, si vous n'avez pas trop lambiné, il est temps d'écaler les zoeufs et de les émietter sur les épinards.
Brassez délicatement et ajoutez une cuillère à soupe de crème si le coeur vous en dit. Goûtez pour rectifier le salage à votre convenance.

N'oubliez de préchauffer le four à 150-180°, parceque si c'est froid, ça cuira pas.

Dans le plat à gratin, disposez un fond de feuilles de lasagnes (inutile de les précuire, je prends des Barilla, ça va très bien)

Déposez environ la moitié de la farce d'épinards sur ce fond, remettez une couche de feuilles, l'autre moitié des épinards, et une autre couche de feuilles.

Coupez les champignons en fines lamelles et disposez les sur les feuilles de lasagnes, râpez dessus vos deux gousses d'ail et tartinez de faisselle préalablement salée et "coriandrée".

Disposez la dernière couche de feuilles de lasagnes.

Préparez une béchamel classique, en faisant fondre 25 g de beurre que vous mélangerez hors du feu avec la farine avant d'y ajouter très progressivement le lait (au début quelques gouttes, n'en ajoutez que si c'est déjà mélangé) et de remettre au feu à épaissir sans cesser de remuer.
Salez, poivrez et saupoudrez de muscade avant de verser sur les lasagnes.

Emiettez la boule de mozzarelle et enfournez.

Servez avec un bon vin ensoleillé, Italien ou non.

Je vous suggère de ne pas insister sur le coté végétarien de cette affaire, pas avant que vos convives n'aient terminé le plat: dites leur seulement lorsque vous verrez leur mine déconfite constater que le plat à gratin est désespérément vide...pas de rab...tout mangé...  :-D

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14 février 2007

INDEX DES RECETTES

Catégorie "du sucré rien que du sucré" (Desserts:

- Forêt noire :
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/27/index.html

- Crème brûlée à la lavande, pain d'épices maison:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/27/index.html

- Gateau tea-time (chocolat-bergamote-thé-orange): http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/10/index.html

Plats végétariens:

- Soupe à l'ail d'ours

http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/05/07/index.html

- Lasagnes à la florentine (épinards):
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/02/15/index.html

- Tarte aux endives, à la bière et au Maroilles (ou Rocroi):
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/01/09/index.html

- Cacasse à cul nu des ardennes (ragoût de patates):
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/01/05/index.html

- La pâte à pizza (recette illustrée):
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/15/index.html

- Lasagnes aux légumes:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/05/index.html

- Ragoût de choux de Bruxelles, lentillles et patates:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/15/index.html

- Flammekuëche au sarrasin, garniture florentine:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/12/index.html

- Oriecchetti au fondant de courgettes, citron et menthe:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/11/index.html

- Flammiche améliorée (tarte aux poireaux):
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/10/31/index.html

- Cigares de chou blanc farcis aux épices douces, sauce hippocras:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/10/29/index.html

- Gratin automnal de Penne, champignons de forêt et amandes:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/10/28/index.html

- Tarte Halloween au potiron et cacao:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/10/27/index.html

- Poêlée comtoise aux endives, noix, pommes au miel, patates rôties, comté:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/01/index.html

Catégorie "Parfum d'ailleurs" (plats exotiques ou simplement étrangers):

- Sushis à la française pour l'apéro, les Souchis:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/02/24/index.html

- Passati au bouillon, pizza blanche, salade de roquette, parme et coppa:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/02/23/index.html

- Bento et soupe de miso:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/02/19/index.html

- Kashmiri au poulet:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/04/index.html

- Sushis et sashimis au saumon:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/24/index.html

- Assiette Beetlejuice aux topinambours, vitelote, navets et pommes au miel:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/11/03/index.html

Plats carnés:

- Pizza aux rougets:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/03/27/4442702.html

- Cassolette de poisson:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/03/22/4392859.html

- Fondue de poisson:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2007/03/18/4351274.html

- Choucroute de la mer:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/26/index.html

- Coq au vin jaune:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/26/index.html

- Escalope au poivre vert, spaëtzle et salsifis:
http://yeyelemeunier.canalblog.com/archives/2006/12/08/index.html




Posté par rvyeye à 10:47 - Index des recettes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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